Les vacances d'Omar : Lyon - Marseille (via Mostar)



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    3 semaines de vacances, 2 jambes, 1 vélo.
    Nous sommes le mardi 1 septembre et j’émerge du TGV en gare de Lyon St-Exupery, point de départ d’une rando qui me mènera jusqu’à Marseille (mais ça je ne le sais pas encore). Je sors mon CX titane de la bâche dans laquelle il a voyagé. Pour l’occasion je l’ai monté en 1x9, cintre compact, 39 devant, 11-32 derrière, TRP Spyre pour le freinage, Schwalbe Marathon Supreme en 28, moyeu dynamo SP relié à un lampe AXA dotée d’un port USB pour recharger mon téléphone et mon GPS. Et bien sûr mon appareil photo (non je déconne, j’en ai pas pris). Pour transporter mon barda, une Apidura de cintre et une de selle. Une tente, un sac de couchage et surtout une grosse envie d’avaler des bornes.
    Le but de cette première étape, rallier la maison d’une copine qui vit dans les Alpes à quelques 200km de là. Il est environ 14h30 et il pleut des cordes. Qu’à cela ne tienne, je prends mon mal en patience et attends sagement l’accalmie. Une grosse demi-heure plus tard, celle-ci venue, je prends enfin la route. Après m’être emmêlé les pinceaux dans les différents échangeurs et m’être retrouvé sur le chemin de l’aérogare, je parviens enfin à rejoindre la départementale. Mon Garmin me calcule un itinéaire jusque Grenoble et l’aventure peut enfin vraiment commencer. La chaussé est mouillée et mes chaussures vite humides (des garde-boue ? si vous en trouvez à moins de 100g, je veux bien y réfléchir).
    Le GPS m’écarte rapidement de la départementale chargée pour m’emmener sur de petites routes un peu trop vallonnées à mon goût. Je n’ai rien contre la grimpette mais vu l’heure et les kilomètres à faire, je n’ai pas vraiment le temps de niaiser. Mais ça, mon Garmin ne l’a pas vraiment compris. A tel point qu’au détour d’un virage, je me retrouve sur une route sans revêtement. Cette fois c’en est trop ! Après avoir pesté sur quelques temps sur ce gravier mouillé, je prends la décision de rejoindre la D1006, plus fréquentée et moins bucolique mais beaucoup plus directe. Les petites routes, on verra ça plus tard. Quand j’aurais plus de temps où moins de kilomètres devant moi.

    Je n’ai pas roulé du week-end, les jambes sont fraîches et j’avance à bonne allure sous un ciel toujours gris. Après une quarantaine de bornes, j’ai le droit à une bosse que j’avale sans trop de difficultés ; un petit avant goût de ce qui m’attends dans les Alpes. J’atteins Grenoble vers 19h satisfait de mon 28 de moyenne. Même si je n’ai pas mangé depuis mon frugal petit-déjeuner, je n’ai pas vraiment faim et je continue donc mon chemin à travers la banlieue grenobloise en direction de la redoutée rampe de Laffrey. J’ai gardé un souvenir très vif de cette dernière, empruntée deux ans plutôt à l’occasion d’un Paris - Florence. J’arrive à son pied vers 20h avec quelques 120km dans les jambes. Face à moi, 6km à 10% de moyenne. Pas de round d’observation, dés les premiers mètres la route se fait mur. Je cherche le bon braquet, ravalant mon ego petit à petit et montant sur la cassette pour finir par jongler entre le pignon de 24 et celui de 28. L’ascension est dure, on s’en doute vu le pourcentage. Une pluie fine commence à tomber, rapidement remplacée par un brouillard assez dense. Je suis pourtant loin d’avoir froid vu l’intensité de l’effort. Cela dit être plongé dans ce brouillard sur une nationale à la tombée de la nuit n’est pas la chose la plus rassurante qui soit. La rampe n’offre aucun replat, aucun répit. Il faut continuer, appuyer en regardant les kilomètres qui refusent de s’accumuler. Les jambes sont dures, mais pas question de m’arrêter pour souffler comme j’avais pu le faire deux ans plus tôt. Je m’accroche et après 40 minutes à 10km/h, j’accueille avec soulagement la fin du calvaire.
    La nuit est tombée et la température bien descendue. Je m’arrête quelques kilomètres plus loin sur une aire de repos pour souffler un peu, enfiler des vêtements plus chauds et manger les quelques biscuits qu’il me reste.
    Je repars en m’aidant autant du Garmin que de Google maps. Je sais qu’il me reste 70km mais je n’ai aucune idée du dénivelé positif qu’il faut y ajouter. Je suis assez content de l’éclairage fourni par mon AXA Lux 70 mais je suis surtout frustré de ne pas pouvoir admirer cette région montagneuse que je sais magnifique pour l’avoir déjà traversée. Mais qui dit montagne dit côtes et même cols. C’est ainsi qu’à 23h30 passées, je me retrouve au pied du col de la Croix-haute. C’est loin d’être le plus difficile des Alpes, mais à cette heure-ci, avec 170 bornes dans les pattes et un paquet de gateaux dans le ventre, on ne peut dire que ce soit une formalité. Je monte comme je peux, avec l’énergie qu’il me reste. Je ne vais pas très vite, forcément. J’essaye de gérer. A mi-chemin, je profite d’un replat pour souffler. Mais cela ne suffit pas. Sur les derniers hectomètres, je sens que toutes mes forces m’abandonnent. Une immense fatigue s’abat sur moi. Je termine comme je peux. Si l’ascension avait duré 1km de plus, je ne sais pas si j’aurais pu l’achever.
    Heureusement, passé le sommet, il ne me reste qu’un long faux plat descendant vers la vallée du Buech où m’attend un repos bien mérité. J’en termine vers 1h du matin, épuisé et un peu confus de débarquer si tard chez ma copine.



  • A mon avis, on est pas près d'avoir la suite.
    Il est déjà sur les routes d'un autre voyage.



  • … Et quel autre voyage !
    Un indice sur vos écrans :

    [img]https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/t31.0-8/q82/s960x960/13173141_10154175010289805_2002219747524571392_o.jpg[/img]

    Je me permets de citer son FB :

    [i]"Rions un peu avec les chiffres.
    En 4 mois et 113 étapes
    Distance parcourue : 20.340km
    Dénivelé positif : 176.472m
    Temps passé en selle : 890h
    Plus longue étape : 450km
    Etape la plus vallonnée : 5400m
    Altitude maximale : 2011m"[/i]

    o_O'

    :thumbs_up:



  • Ce message a été supprimé !


  • ça, et le ride report complet - jour par jour :D



  • Cest quoi ce truc en photo?



  • Il est où ?
    Impressionnant les chiffres...



  • Jcrois qu'il est en Asie du sud est



  • Il est rentré et la photo c'est un de ses pignons très usé. Il a mis une photo de ses plaquettes de freins aussi :rolleyes:



  • Oué les plaquettes mals installées par le shop de vélo de Chiang Mai (thailande).
    J'avais loué un vélo labas lors d'un sejour, c'etait bien pour faire le tour de la ville, et encore ... thai quality.